Vitesse à 191 km/h : l’homme de l’Indre nie tout deux ans après
Un homme de l’Indre a été flashé à 191 km/h sur l’autoroute A20, en pleine zone de travaux près de Celon. Cependant, il nie avoir été au volant au moment de l’infraction. Plus de deux ans après les faits, l’affaire revient devant le tribunal correctionnel de l’Indre.
Les faits du 8 mai 2024
Le 8 mai 2024, un Land Rover blanc circulait à une vitesse très élevée dans une zone en chantier. La vitesse réglementaire était limitée à 80 km/h, mais le véhicule a été enregistré à 191 km/h par un radar automatique. Les gendarmes ont alors lancé une poursuite, et l’Alpine bleue de la gendarmerie a intercepté le 4×4.
Le contrôle s’est déroulé sur une aire de repos proche de l’autoroute. Le procès-verbal indique que le véhicule a été rapidement arrêté et que le conducteur a été soumis à un contrôle. La vitesse excessive dépasse largement la limite de +50 km/h, ce qui constitue un grand excès de vitesse selon le Code de la route.
Le procès et la défense du conducteur
Lors de l’audience du 5 octobre 2026, le tribunal a rappelé les faits au prévenu, qui a maintenu qu’il n’était pas au volant ce jour-là. Il a expliqué qu’il ne conduisait pas le véhicule lors de l’infraction. Le président du tribunal a également évoqué la version des gendarmes, qui affirme avoir arrêté le véhicule à la vitesse enregistrée.
La question centrale reste donc : qui était réellement au volant ce jour-là ? Le conducteur refuse d’admettre sa responsabilité, arguant qu’il ne conduisait pas la voiture au moment de l’infraction.
Les enjeux juridiques
Le 4×4 a été contrôlé dans une zone en travaux, où la vitesse est strictement surveillée par radar. La vitesse relevée de 191 km/h dépasse de loin la limite autorisée, qualifiant l’infraction de grand excès de vitesse. La procédure engagée repose sur le procès-verbal et la mesure du radar, mais aucune autre infraction n’a été mentionnée lors du contrôle.
Lorsque l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) envoie l’avis de contravention au propriétaire du véhicule, celui-ci peut contester en désignant un autre conducteur, si c’est lui qui conduisait réellement. La responsabilité du conducteur est alors examinée par le juge lors du procès.
Conséquences et contexte législatif
Une infraction de plus de 50 km/h au-dessus de la limite est passible d’un retrait de 6 points, d’une amende importante et d’une suspension du permis. Depuis fin 2025, un excès de vitesse supérieur à 50 km/h est considéré comme un délit, pouvant entraîner jusqu’à trois mois de prison, une amende de 3 750 €, la suspension du permis, voire la confiscation du véhicule dans certains cas.
En 2024, le ministère de l’Intérieur a recensé plus de 63 000 infractions de ce type, soit une hausse de près de 69 % par rapport à 2017. L’affaire de l’A20 s’inscrit dans ce contexte de forte augmentation des grands excès de vitesse, qui restent une problématique majeure en matière de sécurité routière.
