Radars sonores en France 2026 : la lutte contre le bruit s’accélère
Les radars sonores en France : une évolution en 2026 et 2027
Depuis la loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019, la France prépare l’introduction des radars sonores. Ces dispositifs visent à mesurer le niveau sonore des véhicules en circulation, notamment pour lutter contre les bruits excessifs.
En 2022, plusieurs collectivités ont testé ces radars sans les rendre automatiques. Ces essais ont permis de fixer un seuil de déclenchement à 85 décibels, pour cibler uniquement les comportements très bruyants. Cependant, malgré ces tests, aucune homologation n’a été obtenue dans les deux années suivantes, ce qui a retardé leur déploiement officiel.
Les étapes pour l’homologation des radars sonores
Pour qu’un radar sonore soit utilisé pour la verbalisation, il doit d’abord obtenir une homologation technique. Deux entreprises, MicrodB et Bruitparif, travaillent actuellement à finaliser leurs dispositifs. Ces appareils sont en cours d’examen au Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), avec des tests réalisés en décembre 2025 sur le circuit de Montlhéry.
Ces tests évaluent la précision et la fiabilité des capteurs face aux variations de température, aux perturbations électromagnétiques et aux bruits ambiants. La certification « métrologique » est essentielle, car elle garantit la validité juridique des mesures. Sans elle, la verbalisation automatique ne pourrait pas être mise en place.
La procédure et le calendrier prévu
Une fois homologués, ces radars devront encore faire l’objet d’une phase d’expérimentation avec verbalisation, dans plusieurs villes. La liste des communes reste la même qu’en 2022, avec en plus la vallée de Chevreuse. La loi prévoit une verbalisation automatique à partir de janvier 2027, avec une prolongation de l’expérimentation jusqu’à fin 2027. Ces mesures seront encadrées pour respecter la vie privée, notamment sous contrôle de la CNIL.
Le début d’un déploiement progressif en 2026
Malgré cette avancée, aucune amende ne pourra être infligée en 2026. Avant l’installation des radars, une période d’évaluation des niveaux sonores doit durer six mois, afin de vérifier si leur présence modifie réellement les comportements. Lorsqu’ils seront opérationnels, les conducteurs dépassant le seuil de 85 dB pourront recevoir une contravention, comme pour tout excès de vitesse.
En attendant l’homologation officielle, les prototypes continueront à enregistrer et à affiner leur fonctionnement. La phase « avec PV » dépendra des décisions législatives à venir. 2026 apparaît donc comme une année charnière, celle où les radars anti-bruit se rapprochent de leur déploiement à grande échelle, prévu pour 2027.
