Réforme 2026 : le malus écologique devient plus strict et impacte tous les véhicules
Une réforme qui réduit les seuils et élargit le malus
Le malus écologique pour les véhicules devient de plus en plus strict chaque année. La réforme de 2026 marque un changement majeur. Les seuils d’émissions de CO₂ pour déclencher la taxe sont abaissés, les montants en hausse, et le champ d’application s’élargit. Certains modèles autrefois épargnés sont désormais soumis à la taxe. Cette évolution modifie profondément les choix des automobilistes et des constructeurs.
Des seuils plus bas et un malus plus large
La principale nouveauté concerne la baisse du seuil de déclenchement du malus. En 2025, il était fixé à 113 g/km de CO₂. Avec la réforme, il passe à 108 g/km, ce qui signifie que des véhicules auparavant considérés comme raisonnables sont maintenant taxés. Concrètement, cela concerne notamment des compactes essence, certains hybrides légers et des voitures familiales peu émettrices.
Le barème de la taxe devient aussi plus progressif. Les montants augmentent rapidement avec les émissions. Le plafond du malus atteint désormais 80 000 euros, un montant exceptionnel qui concerne uniquement les véhicules très polluants. Même si peu de modèles atteignent ce maximum, la réforme incite à éviter les voitures très émettrices, y compris certains modèles sportifs.
Le malus au poids renforcé
En parallèle, un malus basé sur le poids des véhicules devient plus important. Au-delà de 1 500 kg, certains véhicules se voient appliquer une pénalité supplémentaire en plus du malus CO₂. Les SUV thermiques et certains hybrides rechargeables lourds sont particulièrement concernés. Cette double taxation modifie la stratégie des segments traditionnellement porteurs pour les constructeurs.
Les constructeurs doivent s’adapter
Face à ces nouvelles règles, les constructeurs sont contraints de revoir leurs gammes. Les motorisations les plus polluantes, comme le diesel, disparaissent progressivement. Les modèles d’entrée de gamme sont modifiés pour rester sous les seuils critiques, ce qui entraîne une augmentation des coûts. Les moteurs sont équipés de technologies visant à réduire les émissions, sans forcément offrir plus de puissance.
De leur côté, certains travaillent sur des véhicules zéro émission, plus petits et moins coûteux. Ces options sont souvent destinées à la ville et respectent mieux les normes environnementales.
Impact pour les automobilistes
Pour les conducteurs, la réforme agit comme un filtre économique. Le choix d’un véhicule ne se limite plus au prix d’achat ou à l’usage, mais prend en compte le coût total à l’immatriculation. Par exemple, la Toyota Supra 3.0L EVO BVM, qui doit quitter le marché cette année, coûte plus cher en malus qu’en prix de vente, avec un malus de 80 000 euros pour un prix de départ de 79 300 euros.
Ce contexte favorise mécaniquement les voitures hybrides et électriques, même si leur coût d’achat reste plus élevé hors aides. Le marché de l’occasion commence aussi à ressentir cette tendance, avec une baisse d’attractivité des modèles thermiques récents, pénalisés par des malus plus importants lors de leur première vente. À partir de 2027, une taxe supplémentaire est prévue sur les voitures d’occasion qui ont échappé au malus initial.
