Permis de conduire : Quelles fautes peuvent vous faire échouer immédiatement ?

Permis de conduire : Quelles fautes peuvent vous faire échouer immédiatement ?

Chaque année, plus de 1,5 million de candidats passent leur permis de conduire en France. Actuellement, pour obtenir le permis B, il faut obtenir au moins 20 points sur 31 et ne commettre aucune faute éliminatoire. Ces fautes peuvent entraîner un échec immédiat, notamment en cas de non-respect d’un panneau STOP, d’un feu rouge ou d’un changement de voie sans contrôle dans les rétroviseurs.

Les fautes éliminatoires sont strictement encadrées. Par exemple, un comportement comme griller un STOP ou changer de voie sans vérifier ses angles morts est considéré comme grave et conduit presque systématiquement à l’échec. L’inspecteur dispose d’une certaine marge d’appréciation selon le contexte, mais en pratique, ces erreurs sont rarement tolérées.

Un projet pour assouplir certaines fautes

Une proposition en cours d’étude par la Délégation à la Sécurité Routière (DSR) pourrait changer cette règle. Selon ce projet, certaines fautes graves ne seraient plus systématiquement éliminatoires si elles ne présentent pas de danger immédiat. Par exemple, un candidat pourrait ne pas être pénalisé pour un STOP non respecté si personne n’était dans l’intersection. De même, un changement de voie sans contrôle pourrait être toléré s’il n’y avait pas de risque évident.

Les réactions des professionnels

Ce projet suscite de nombreuses inquiétudes. Les organisations professionnelles d’écoles de conduite et le syndicat majoritaire des inspecteurs dénoncent un examen « bradé ». Elles craignent que ces modifications ne transforment l’épreuve en une « roulette russe », où le candidat mise sur le hasard plutôt que sur ses compétences. Pour elles, cela pourrait diminuer la crédibilité de la réglementation et des examinateurs.

Les détracteurs soulignent qu’en tolérant certaines erreurs le jour de l’examen, il sera difficile pour les jeunes conducteurs de percevoir ces erreurs comme dangereuses dans leur vie quotidienne. Ils estiment qu’au lieu d’assouplir les règles, il faudrait renforcer la formation des candidats et augmenter le nombre d’inspecteurs.

Un contexte de pénurie d’inspecteurs

Le projet intervient dans un contexte de forte tension. Selon la Fédération Nationale de l’Automobile (FNA) et sa branche sécurité routière UNIC, environ 1,567 million de places d’examen ont été proposées en 2024. Pourtant, il faudrait en créer près de 2,19 millions dès 2025 pour répondre à la demande. Un besoin qui justifie la création d’au moins 150 postes d’inspecteurs supplémentaires à partir de 2026, afin d’éviter une dégradation de la qualité de l’examen.

Pour l’instant, la réglementation demeure inchangée, et les fautes telles que le non-respect d’un STOP ou un changement de voie sans contrôle restent des fautes éliminatoires dans la majorité des cas.

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