Crise des voitures en ville : 60 % des conducteurs découragés par la circulation et le stationnement

Crise des voitures en ville : 60 % des conducteurs découragés par la circulation et le stationnement

Une majorité d’automobilistes découragée par la circulation et le stationnement

À l’approche des élections municipales, la place de la voiture en ville est devenue un sujet clé. Selon une étude réalisée en février 2026 par l’institut FLASHS pour Mister Turbo, près d’un quart des automobilistes évitent désormais de se rendre en ville. La principale cause : des conditions de circulation et de stationnement jugées trop difficiles.

Les résultats montrent que 60 % des automobilistes considèrent leur expérience de conduite en ville comme négative. Parmi eux, 40 % la trouvent « contraignante », 32 % « stressante » et 23 % « épuisante ». À l’inverse, seulement 35 % la trouvent agréable. La perception de cette expérience est encore plus défavorable chez ceux qui vivent en dehors des grandes métropoles : 64 % d’entre eux la qualifient de négative, contre 53 % des habitants des centres urbains.

Les obstacles principaux à la mobilité en ville

Les principales difficultés évoquées par les conducteurs concernent la circulation et le stationnement. Environ 87 % des automobilistes déclarent que les embouteillages, la densité du trafic ou le temps perdu les découragent de venir en voiture en ville. La recherche d’une place de stationnement, son coût ou le risque de verbalisation sont cités par 85 % des répondants.

Les incivilités de la part d’autres usagers et la complexité des aménagements urbains sont également des freins importants, avec respectivement 71 % et 69 % des sondés. En conséquence, près d’un quart des personnes interrogées (22 %) renoncent à se rendre en ville lorsque le déplacement n’est pas indispensable. Ce taux atteint 31 % chez celles et ceux qui habitent en dehors de la métropole, contre 23 % pour les résidents du centre-ville.

Les habitants du centre-ville privilégient souvent d’autres modes de transport, comme la marche, le vélo ou les transports en commun, plutôt que d’abandonner leur déplacement.

Une ville perçue comme hostile à la conduite

Le climat routier contribue également à cette perception négative. Selon l’étude, 87 % des automobilistes ressentent, au moins occasionnellement, une pression ou une agressivité de la part d’autres conducteurs, comme se faire coller ou pousser à accélérer. Par ailleurs, 76 % déclarent céder face à ces tensions pour éviter un conflit.

Ces tensions alimentent une sensation de saturation et renforcent l’idée d’une ville devenue peu accueillante pour la conduite automobile. Concernant le parc automobile, il reste majoritairement thermique : 77 % des sondés utilisent principalement des véhicules à moteur thermique, contre 17 % pour les hybrides et seulement 6 % pour les véhicules électriques entièrement électriques. Les modèles les plus courants sont les berlines, compactes et citadines, loin devant les SUV et véhicules utilitaires.

Un enjeu électoral pour 2026

Ces résultats soulèvent un défi pour les candidats et les élus lors des prochaines municipales : comment concilier transition écologique, apaisement des centres-villes et maintien de l’attractivité commerciale ?

Une partie des habitants des centres urbains semble s’être adaptée à d’autres modes de déplacement. En revanche, les non-résidents, qui représentent 45 % des automobilistes interrogés, restent fortement dépendants de leur voiture pour accéder aux métropoles. Lorsqu’il devient trop difficile de circuler ou de se garer, certains préfèrent tout simplement renoncer à se rendre en ville.

Ce contexte pose la question de l’accessibilité urbaine, qui pourrait devenir un enjeu majeur lors du scrutin prévu en mars. Le chiffre de près d’un automobiliste sur quatre évitant la ville montre l’impact des politiques de circulation et des restrictions en cours, dans un contexte où la vitalité économique des centres-villes est un enjeu central.

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