Nouveautés 2026 : Ce qui va changer pour votre voiture dès le 1er mars
Ce qui change pour les automobilistes au 1er mars 2026
Plusieurs mesures vont entrer en vigueur le 1er mars 2026, impactant le budget et les obligations des automobilistes. Entre la hausse de la carte grise, une nouvelle taxe sur certains achats en ligne, et un contrôle technique renforcé pour les scooters 50 cm3, ces changements concernent tous les types de véhicules et de conducteurs. Selon la région et les habitudes de conduite, les coûts peuvent varier.
Les principales modifications concernant les véhicules
Une hausse du prix de la carte grise
Le coût d’une carte grise dépend notamment de la taxe régionale, calculée en multipliant le nombre de chevaux fiscaux par le prix du cheval fiscal fixé par la région. À cela s’ajoutent d’autres frais, comme un malus écologique éventuel ou des taxes fixes. En 2026, plusieurs régions ont décidé d’augmenter leur cheval fiscal. La hausse moyenne nationale est estimée à 2,4 %.
Des variations importantes selon les régions
Par exemple, en Corse, le prix du cheval fiscal passe de 43 € à 53 €, une augmentation d’environ 23,5 %. La Nouvelle-Aquitaine voit aussi son tarif grimper, de 53 € à 58 €. En Provence-Alpes-Côte d’Azur et à La Réunion, le prix augmente également, tandis que l’Auvergne-Rhône-Alpes reste stable à 43 €. Par ailleurs, une nouvelle taxe forfaitaire de 14 € s’applique désormais en Île-de-France, même si le prix du cheval fiscal n’a pas changé. Les véhicules électriques restent en majorité exonérés pour encourager la mobilité propre.
Les autres changements liés à la fiscalité et aux véhicules
La loi de finances 2026 modifie plusieurs règles concernant les taxes sur les automobiles. Elle revoit notamment la définition des véhicules « vertueux », la méthode de calcul de la puissance administrative des véhicules électriques, et la notion de première immatriculation. Des ajustements sont aussi prévus pour les véhicules d’au moins 8 places détenus par des personnes morales, ainsi qu’une éventuelle majoration de taxe en Île-de-France à partir du 1er mars 2026.
La nouvelle taxe sur les petits achats en ligne
Une autre mesure concerne les achats effectués sur Internet. Dès le 1er mars 2026, une taxe de 2 € sera appliquée sur les envois de faible valeur, inférieurs à 150 €, en provenance de pays hors Union européenne. Cette taxe s’appliquera à tous les produits, comme des pièces auto achetées à l’étranger. Elle doit disparaître au plus tard le 31 décembre 2026. Pour les automobilistes, cela signifie que l’achat d’accessoires ou de pièces détachées en ligne sera plus coûteux, puisque cette taxe sera intégrée dans le prix final.
Le contrôle technique des scooters 50 cm3
Un contrôle technique déjà obligatoire
Les propriétaires de scooters 50 cm3 doivent savoir que le contrôle technique de ces véhicules, classés dans la catégorie L, est devenu obligatoire depuis avril 2024. Ne pas le faire peut entraîner une amende de 135 €, pouvant aller jusqu’à 750 € en cas de récidive. Les scooters 50 cm3, ou cyclomoteurs, sont accessibles dès 14 ans avec le permis AM. Lors du contrôle, plusieurs éléments seront vérifiés, comme le freinage, l’éclairage, ou encore les pneus.
Le céléromètre pour détecter les scooters débridés
La grande nouveauté du 1er mars 2026 est l’arrivée du céléromètre dans les centres agréés. Cet appareil permet de mesurer la vitesse maximale réelle du scooter sur un banc d’essai. Son objectif est de vérifier si le véhicule respecte la limite légale de 45 km/h. Il pourra aussi repérer les modèles débridés, qu’ils soient thermiques ou électriques. La mise en place de cet équipement, dont le coût s’élève à environ 5 000 €, a été reportée au printemps 2026, initialement prévue pour juin 2025.
Les enjeux et risques liés aux scooters débridés
Utiliser un scooter débridé sur la voie publique est puni par une contravention de 135 €, avec la confiscation possible du véhicule. En cas de contrôle technique absent ou périmé, l’amende est la même. Ces mesures visent à renforcer la sécurité routière, alors que les statistiques montrent que les usagers de deux-roues motorisés représentent une part importante des accidents graves, malgré leur faible part dans le trafic.
