Tesla piégée par une nouvelle réglementation américaine

Tesla piégée par une nouvelle réglementation américaine

Une réglementation qui complique la vente de Tesla aux États-Unis

Tesla doit faire face à une difficulté administrative liée à la conformité de certains de ses véhicules. En effet, 15 voitures, importées récemment depuis le Canada, doivent être rachetées par la société. Ces véhicules ont été construits sur des lignes de production étrangères et destinés initialement au marché canadien.

Des modèles fabriqués pour le marché canadien

Les Model 3 et Model Y concernés ont été produits dans les usines de Shanghai et Berlin. À l’origine, ils étaient destinés exclusivement au marché canadien. Cependant, certains propriétaires ont décidé de faire passer leur voiture aux États-Unis, en espérant pouvoir l’immatriculer sans problème. Tesla leur a fourni des certificats de conformité attestant que ces véhicules respectaient les normes américaines, à l’exception de quelques détails liés à l’éclairage diurne.

Les exigences strictes de la NHTSA

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) impose des règles très strictes en matière de sécurité. Or, ces modèles canadiens présentent des écarts avec la réglementation américaine. Notamment, ils ne disposent pas de l’airbag de genoux pour le conducteur, une obligation légale aux États-Unis. De plus, ils ne sont pas équipés des protections anti-chocs spécifiques ou n’ont pas passé certains tests de résistance propres aux normes américaines.

Une erreur révélée par une demande de certification

Ce problème a été découvert fin avril 2026, lors d’une demande officielle de certificat de conformité. Une communication inhabituelle de Tesla a alerté l’inspection interne. Les ingénieurs ont alors analysé en détail les pièces et constaté que les véhicules conçus pour le marché canadien ne répondaient pas aux exigences américaines. En conséquence, Tesla a suspendu la délivrance de ces documents pour tous les véhicules produits en Chine ou en Allemagne, qui ne respectent pas strictement les normes nord-américaines.

Un rachat à ses frais

Seules 15 voitures ont réussi à obtenir leur certification et à passer entre les mailles du filet administratif. La société a décidé de racheter ces véhicules auprès de leurs propriétaires, à ses frais, conformément à la législation américaine. Les clients, qui ont déjà enregistré leur voiture, devront la céder d’ici le 5 septembre 2026. La solution évite des modifications coûteuses ou des opérations en atelier, jugées trop complexes et peu sûres pour mettre ces véhicules en conformité.

Auto Pour Vous

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *