« Les risques sont multipliés par 4 » : un spécialiste de la sécurité routière alerte sur un danger que tous les Français sous-estiment

On sait qu’il est recommandé de s’arrêter après plusieurs heures de conduite, mais la question de la durée de la pause est rarement abordée. Pourtant, ce détail fait toute la différence !
Qui n’a jamais ressenti ce coup de fatigue qui s’invite sans prévenir au volant ? Sur l’autoroute des vacances ou lors d’un simple trajet quotidien, il suffit parfois d’un moment d’inattention, d’un œil qui picote ou d’une baisse de vigilance pour que la route devienne soudain plus dangereuse. « Dès les premiers signes de somnolence, les risques d’avoir un accident sont multipliés par 3 ou 4 », souligne le Professeur Damien Léger, président du Conseil scientifique de l’INSV à la Sécurité Routière. Et pour cause, la fatigue au volant reste l’une des premières causes d’accidents sur les routes françaises, particulièrement lors des longs trajets.
Sur ce sujet, on entend souvent qu’il faut faire une pause toutes les deux heures de conduite, mais la question de la durée de la pause est rarement évoquée. Beaucoup se contentent d’un arrêt rapide de quelques minutes, pensant que cela suffit à recharger les batteries. Pourtant, une pause trop courte ne permet pas au corps de récupérer efficacement, ni au cerveau de se détendre. C’est un détail souvent négligé, alors qu’il est essentiel pour reprendre la route en toute sécurité.
La Sécurité routière recommande de respecter une pause de 15 à 20 minutes toutes les deux heures de conduite. Ce laps de temps est en effet essentiel contre la fatigue et la somnolence. Prendre le temps de sortir du véhicule, de passer aux toilettes, de marcher quelques minutes, de s’hydrater, voire de s’étirer ou de faire une courte sieste, permet de relancer la vigilance. Même les conducteurs les plus expérimentés ont tout à gagner à intégrer cette habitude dans leur routine de conduite.