Découvrez l’incroyable histoire de Dacia, la voiture emblématique roumaine

Découvrez l’incroyable histoire de Dacia, la voiture emblématique roumaine

Les origines de Dacia

Tout commence en 1965, en Roumanie, à une époque où le pays est dirigé par Nicolae Ceaușescu, un régime totalitaire. Dans le cadre de ses ambitions de renforcer l’économie nationale, il décide de développer l’industrie automobile.

En septembre 1966, la société UAP (Uzina de Autoturisme Pitești) est créée avec pour objectif de produire la première voiture roumaine. Le cahier des charges est simple : réaliser un véhicule accessible au plus grand nombre, à l’image de la Volkswagen Coccinelle ou de la Renault 4CV de l’époque. Ce projet porte le nom de code Dacia, en référence à l’ancienne appellation de la Roumanie, Dacie.

Pour réaliser cette voiture, un appel d’offres est lancé. C’est Renault qui remporte le contrat. La première Dacia sort des usines de Pitești en août 1968, avec le modèle Dacia 1100.

Les premiers modèles emblématiques

De 1968 à 1971, plus de 35 000 exemplaires de la Dacia 1100 sont produits. Cependant, c’est avec la Dacia 1300, lancée en 1969, que la marque connaît une véritable ascension. Cette voiture deviendra rapidement une icône en Roumanie. Jusqu’en 1989, plus de 2,2 millions d’unités seront fabriquées.

En 1978, Dacia se sépare de Renault pour construire ses propres modèles. Elle propose alors des dérivés de la 1300, tels que la coupé 1310, le pickup 1302 ou la version sportive 1410. La marque traverse une période calme, sans nouveautés majeures, en raison de moyens limités et d’un contexte politique difficile. La 1300 continue de bien se vendre, aidée par son prix abordable et l’absence de concurrence.

La révolution de 1989 et le renouveau

En 1989, la Roumanie connaît une révolution qui modifie profondément le pays. La société UAP décide alors de changer de nom pour devenir officiellement Dacia en 1990. Toutefois, la situation économique reste difficile, et le constructeur doit chercher des partenaires pour survivre.

En juillet 1999, Renault prend une participation majoritaire dans Dacia, avec 51 % des parts. Ce rachat marque le début d’une nouvelle ère pour la marque, qui vise à devenir un acteur majeur dans les pays émergents en proposant des véhicules abordables. Renault modernise également l’usine de Pitești.

Le lancement de la Logan, une révolution

Le premier modèle du renouveau, nommé code X90, doit être une voiture très abordable, vendue moins de 5 000 € en neuf, fiable et facile à réparer. Plusieurs carrosseries sont prévues : berline 4 portes, break 7 places et pickup.

En 2004, la Logan est présentée. Son prix, très compétitif, fait sensation : en Roumanie, elle coûte à partir de 6 280 €, et en France, à partir de 7 500 €. La marque annonce un coût de revient de seulement 3 800 €.

Pour réduire les coûts, Dacia reprend de nombreux éléments déjà existants dans le catalogue Renault, et développe des pièces symétriques pour économiser en production. Malgré son prix faible, la Logan bénéficie d’un travail approfondi de la part des ingénieurs.

Un succès mondial

La Logan permet à Dacia de s’implanter dans de nombreux marchés, notamment en Afrique du Nord et en Amérique du Sud, où elle rencontre un succès immense. Elle dépasse même les attentes en Europe de l’Ouest, un marché initialement peu ciblé. Depuis 2004, environ 1,97 million d’unités ont été vendues dans le monde.

En 2008, Dacia lance la Sandero, conçue pour réussir en Europe de l’Ouest. Elle reste fidèle à l’esprit abordable de la Logan. La Sandero devient un véritable best-seller, avec près de 2,78 millions d’unités vendues depuis sa sortie.

Se moderniser tout en conservant ses valeurs

Après la Sandero, Dacia se tourne vers le segment des SUV. En 2010, elle présente le Duster, un SUV robuste, fiable et à prix abordable. Son succès est immédiat : après trois générations, environ 2,26 millions d’unités ont été vendues, faisant du Duster le deuxième véhicule le plus vendu de la marque.

Depuis ses débuts en 1966, Dacia a su évoluer en s’adaptant à son époque. Aujourd’hui, face à la montée des coûts de production, la marque doit continuer à préserver son image de marque pragmatique et accessible.

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