Tesla prêt à conquérir l’Europe avec la conduite autonome dès 2026
Un feu vert aux Pays-Bas, et toute l’Europe pourrait suivre
Le constructeur américain Tesla annonce des avancées importantes dans le domaine de la conduite autonome. Lors d’une visite à la Gigafactory de Berlin, Elon Musk a évoqué une échéance clé : le 20 mars 2026. Selon lui, l’agence de sécurité routière néerlandaise, la RDW, pourrait bientôt valider la version supervisée de son logiciel Full Self-Driving.
Cette approbation serait une étape majeure, permettant de déployer cette technologie dans toute l’Union européenne. Le logiciel de Tesla repose principalement sur un réseau de caméras, sans recourir aux coûteux capteurs lidar. Tesla indique que ses véhicules ont parcouru 13 milliards de kilomètres sous la supervision de cet algorithme, tout en enregistrant un taux d’accidents graves nettement inférieur à la moyenne humaine.
Les enjeux pour Tesla
En parallèle de ces avancées techniques, Tesla cherche à relancer ses ventes. La marque a récemment ajusté ses prix aux États-Unis pour son pick-up Cybertruck. La version à quatre roues motrices, proposée initialement à 59 990 dollars, a vu son tarif augmenter rapidement, atteignant 69 990 dollars. Pour maintenir ses marges, Tesla a réduit l’équipement de l’habitacle, en supprimant notamment le second écran tactile et en diminuant la qualité de l’installation sonore. Ces modifications montrent la difficulté de positionner ce véhicule face à une concurrence accrue.
Des ambitions futuristes
Face à la baisse des immatriculations, notamment en Europe face aux marques asiatiques, Elon Musk mise aussi sur la science-fiction pour capter l’attention. Lors d’un discours à Berlin, il a évoqué la construction de sites de production sur la Lune d’ici une vingtaine d’années. Cette projection s’inscrit dans une stratégie à long terme, qui passe aussi par une accélération dans la robotique.
Tesla prévoit d’inonder ses usines de Fremont avec ses robots Optimus, dans le but d’atteindre une production de un million de véhicules par an. Ces robots devraient remplacer la main-d’œuvre humaine sur les chaînes de montage. La société espère ainsi maintenir son leadership technologique et rassurer ses investisseurs, tout en faisant face à un marché mondial de plus en plus concurrentiel, où ses modèles actuels ont du mal à séduire.
