Une mère reçoit deux amendes en un mois à cause d’une nouvelle mesure gouvernementale
Chaque matin, cette mère de famille emmène son enfant en voiture chez la nounou. Cependant, en l’espace d’un mois, elle a reçu deux amendes, dues à une mesure récente du gouvernement qui semble encore mal appliquée.
Une amende inattendue pour une jeune maman
Être parent implique souvent de faire face à des dépenses imprévues. Entre la garde, les couches, le lait, le loyer et les dépenses diverses, le budget est souvent serré. Lorsqu’une amende de 135 euros est envoyée sans avertissement, cela peut représenter un coup dur. C’est ce qui est arrivé à Souhaila, une jeune maman d’Ile-de-France, qui a été sanctionnée simplement en déposant son enfant chez la nounou.
Souhaila, directrice commerciale à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), emprunte chaque matin une partie du périphérique parisien pour se rendre à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). Son bébé est installé à l’avant dans un siège auto conforme à la réglementation, dos à la route. Pourtant, début février, elle découvre dans sa boîte aux lettres une amende de 135 euros. Ce n’est pas la première, puisqu’elle a déjà été sanctionnée une autre fois en moins d’un mois, selon Le Parisien. Elle redoute que d’autres contraventions suivent.
Les raisons de la sanction
La cause ? Elle aurait emprunté une voie de covoiturage sans transporter le nombre minimal d’occupants requis par la loi. Depuis près d’un an, il est en effet interdit de circuler seul sur ces voies. Pour y accéder, le conducteur doit avoir au moins un passager à bord. La vérification se fait grâce à un système de vidéoverbalisation assistée par ordinateur. Des caméras infrarouges captent les véhicules sous différents angles, puis un logiciel analyse les images pour compter les occupants. Si nécessaire, la plaque d’immatriculation est relevée pour une vérification humaine par un agent assermenté.
Les questions autour du passager bébé
Un bébé dans une coque peut-il être considéré comme un passager ? La réponse est oui, selon la Ville de Paris, qui confirme que les nourrissons sont éligibles au covoiturage. En théorie, Souhaila était donc en règle. En pratique, le siège auto ou l’habitacle peuvent masquer l’enfant sur les images, rendant difficile la détection par les caméras. Plusieurs automobilistes, notamment des parents, ont raconté avoir été verbalisés dans des situations similaires. La mairie affirme que les erreurs restent rares et que des vérifications humaines complètent le système, mais cela soulève des questions sur la fiabilité de cette technologie.
Que faire en cas de contestation ?
Si vous recevez une amende que vous estimez injustifiée, il ne faut pas payer immédiatement. Le paiement équivaut à une reconnaissance de l’infraction. La contestation peut se faire en ligne, via le site de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions, ou par courrier recommandé, en respectant les délais indiqués. Il est conseillé de joindre tout justificatif pertinent : attestation de garde, copie du livret de famille, pièce d’identité de l’enfant, ou tout document prouvant sa présence dans le véhicule au moment des faits. La loi considère en effet un bébé comme un passager, et en cas d’erreur, la contravention peut être annulée.
