Lada 1200 : l’incroyable révolution automobile soviétique à découvrir
Un épisode clé de l’histoire automobile soviétique
Il y a 55 ans, la marque Lada lançait un modèle qui allait devenir emblématique : le break 1200. Ce véhicule s’inscrit dans la volonté des dirigeants soviétiques de moderniser leur industrie automobile dans les années 1960.
Une collaboration inattendue avec Fiat
À cette époque, l’automobile en Union soviétique se résume à quelques modèles anciens, peu fiables et peu performants. En revanche, Fiat, leader européen à l’époque, connaît un grand succès international. La marque italienne est en pleine expansion, notamment en dehors de l’Europe. C’est dans ce contexte que l’URSS se tourne vers Fiat.
Les Soviétiques ne veulent pas seulement une voiture, mais aussi une usine clé en main pour produire localement. Fiat répond à cette demande en fournissant la Fiat 124, une voiture familiale populaire, simple à fabriquer et adaptée à une utilisation quotidienne. La collaboration débouche sur la construction d’une usine en URSS et la formation des équipes locales.
Une copie fidèle mais adaptée à l’URSS
En 1970, la Fiat 124 est commercialisée en URSS. Son design est presque identique à celui de la Fiat, à l’exception du logo. Cependant, pour résister au climat rigoureux et aux mauvaises routes soviétiques, la voiture a été modifiée : 800 ajustements techniques ont été effectués.
Les modifications incluent le renforcement des longerons et des trains roulants, une garde au sol rehaussée de 3,5 cm, ainsi qu’un chauffage et un dégivrage améliorés. Même le moteur a été partiellement retravaillé. La voiture, perçue comme moderne, reçoit un accueil très positif en Union soviétique.
Une clientèle restreinte mais un succès à l’export
Initialement, seuls quelques hauts responsables politiques ou d’entreprises pouvaient accéder à cette voiture de luxe. La pénurie d’automobiles dans le pays pousse rapidement à l’exportation. La Lada connaît alors un grand succès en Europe occidentale.
En France, elle est lancée en 1973 au prix de 11 800 francs, contre 13 590 francs pour la Fiat 124. La voiture affiche une couleur seventies typique et conserve un style très proche de la version italienne.
Une conduite simple, mais limitée
Sur la route, la Lada offre des sensations proches de la Fiat : suspension ferme, direction lourde à basse vitesse, tenue de route peu précise et niveau sonore élevé. Son moteur de 62 chevaux, avec le moteur 1.2, démarre bien mais montre vite ses limites si l’on pousse trop fort.
Les freins, à disque à l’avant et tambours à l’arrière, sont moyens. La boîte à quatre vitesses est agréable à utiliser. Son coffre, avec la banquette rabattue, atteint presque 1500 dm3, ce qui impressionne pour l’époque.
Une voiture devenue rare et recherchée
Malgré sa diffusion importante, la Lada a souvent été délaissée. Elle est peu chère en neuf puis en occasion, ce qui a limité sa popularité. Ce n’est que récemment que les collectionneurs s’y intéressent à nouveau. Aujourd’hui, malgré leur nombre, ces véhicules restent rares.
