Les amendes routières : une mine d’or encore sous-exploitée en France
Une manne financière encore sous-exploitée
En France, les amendes liées aux infractions routières génèrent des recettes importantes pour l’État. Pourtant, une partie de cet argent ne rentre pas toujours dans les caisses publiques. Malgré des recettes déjà considérables, il semble que l’État pourrait en récolter davantage.
Les difficultés de recouvrement des amendes
Le bilan du paiement des amendes est contrasté. Pour les contraventions payées via les radars automatiques, le taux de paiement non majoré s’élève à 72,5 %. Ce chiffre est en progression par rapport à la période pré-Covid, où il atteignait presque 75 %. En revanche, pour les procès-verbaux électroniques, le taux moyen est de 55,2 %, ce qui montre une disparité selon le type d’infraction.
Les infractions pour excès de vitesse rencontrent un meilleur taux de paiement, à 74,2 %. En revanche, les amendes majorées restent en grande partie impayées. En 2025, seulement 27,7 % de ces amendes ont été réglées, contre 24,8 % en 2024. Face à cela, la Direction générale des finances publiques (DGFIP) a émis près de 19 millions de saisies administratives à tiers détenteur, soit une hausse de 43 % en un an.
Une flotte de radars en pleine expansion
Le nombre de radars automatiques en France devrait atteindre 10 000 d’ici 2031. La loi de décentralisation de 2022, dite “3DS”, permet aux collectivités locales d’acquérir leurs propres radars. Ces nouveaux appareils, dits « radars collectivité », pourront flasher plusieurs infractions simultanément.
Déjà, 5 000 radars supplémentaires sont programmés d’ici à 2031. La France deviendra ainsi l’un des pays avec le plus grand nombre de radars automatiques au monde, derrière le Brésil, la Russie, l’Italie et les États-Unis. Les radars anciens seront aussi progressivement remplacés par des modèles plus sophistiqués, équipés d’intelligence artificielle (IA) pour mieux détecter et sanctionner diverses infractions.
Les recettes des radars automatiques
En 2025, les radars automatiques ont rapporté 689 millions d’euros. Au total, les infractions routières ont généré 2,13 milliards d’euros cette année-là, une somme considérable pour l’État.
