Airbags Takata défectueux : BMW et VW menacés par de nouvelles actionscollectives
Airbags Takata défectueux : deux nouvelles actions de groupe contre BMW et Volkswagen
Après avoir poursuivi Stellantis en décembre dernier, l’association de consommateurs CLCV lance désormais deux nouvelles actions de groupe. Celles-ci visent cette fois BMW et Volkswagen, dont certains véhicules sont concernés par le rappel des airbags Takata défectueux.
Les airbags de l’entreprise japonaise Takata, aujourd’hui en faillite, ont été au centre de plusieurs scandales. Ces airbags contiennent un propulseur à base de nitrate d’ammonium, un composant qui se dégrade avec le temps, notamment dans les environnements chauds et humides.
Ce dégradation peut entraîner l’explosion violente du gonfleur lors du déploiement, projetant des éclats de métal à l’intérieur du véhicule. En France, 46 accidents ont été officiellement attribués à ces défaillances, causant 20 morts et 25 blessures. La majorité de ces incidents s’est produite dans les départements et collectivités d’outre-mer, où les conditions climatiques sont particulièrement favorables à cette dégradation.
BMW et Volkswagen dans le viseur
La CLCV a annoncé la semaine dernière le lancement de deux nouvelles actions de groupe contre BMW et Volkswagen. L’objectif est de faire reconnaître et indemniser tous les préjudices subis par les propriétaires de véhicules équipés d’airbags Takata défectueux.
Les propriétaires concernés sont invités à transmettre leur témoignage à l’association. Ces démarches visent à constituer un dossier solide pour ces procédures collectives. Cette initiative fait suite à une première action lancée en décembre contre Stellantis, impliquant 150 propriétaires.
À l’époque, la CLCV critiquait la gestion du rappel par les constructeurs, qu’elle qualifiait de « tardive, partielle et désorganisée ». Ces reproches soulignent la difficulté que rencontrent souvent les fabricants face à ces crises, qu’ils gèrent généralement de manière discrète.
Une justice lente face à des rappels contestés
Les critiques ne portent pas seulement sur la dangerosité du produit. Il est également question de la manière dont BMW et Volkswagen ont géré l’information et organisé les opérations de rappel. La responsabilité de l’équipementier tiers, en l’occurrence Takata, n’est pas toujours simple à imputer aux constructeurs.
Les actions de groupe cherchent à compenser le préjudice subi par les propriétaires qui se sont retrouvés dans l’incertitude, voire contraints de continuer à utiliser leur véhicule malgré le risque. La justice devrait rendre sa décision dans plusieurs années. En attendant, les victimes espèrent qu’une procédure collective leur offrira une meilleure visibilité, qu’elles ont du mal à obtenir seules.
