Tesla en pilote automatique : une conductrice endormie et deux enfants à bord

Tesla en pilote automatique : une conductrice endormie et deux enfants à bord

Une scène insolite s’est produite sur une autoroute de montagne en Colombie-Britannique, au Canada. Une Tesla Model Y circulait à environ 100 km/h, le système d’assistance au volant activé, avec une conductrice apparemment endormie. Elle portait de grosses lunettes de soleil, ce qui a permis à la caméra intérieure de la voiture de ne pas détecter qu’elle regardait la route. Deux enfants dormaient dans l’arrière de la voiture, tandis que le véhicule poursuivait sa route sans intervention humaine apparente.

La vidéo de cet incident a été tournée le 5 juillet 2026, entre les localités de Golden et Revelstoke, sur l’autoroute Transcanadienne. La Tesla, équipée du système Full Self-Driving (FSD), suivait la voie dans une zone de montagne. La conductrice, visiblement endormie, a laissé la voiture gérer la trajectoire. Une autre automobiliste, Carleigh King, a dépassé la Tesla, filmé la scène, puis alerté la Gendarmerie royale du Canada. Elle a également transmis les images à un média local, Castanet, qui les a diffusées en ligne.

Une faille dans la surveillance du système

Le détail qui a retenu l’attention est la présence de lunettes de soleil très épaisses portées par la conductrice. Ces lunettes empêchent la caméra intérieure de vérifier si ses yeux sont tournés vers la route, ce qui est une étape essentielle pour la sécurité. La réglementation en Colombie-Britannique limite l’usage des systèmes d’aide à la conduite à un niveau 2, où le conducteur doit rester vigilant en permanence. La conduite autonome sans surveillance active est interdite.

Le système FSD de Tesla, bien que présenté comme une technologie avancée, reste une assistance. Il ne libère pas le conducteur de toute responsabilité. La surveillance du regard via une caméra est censée vérifier si le conducteur reste attentif. Mais lorsque des lunettes de soleil ou d’autres accessoires masquent les yeux, cette vérification devient inefficace. Le système se rabat alors sur un contrôle simplifié, qui ne nécessite qu’une pression sur le volant ou une légère force exercée dessus. Certains accessoires en ligne permettent d’exercer cette pression en permanence, tandis que d’autres techniques consistent à utiliser de fausses têtes ou des objets pour tromper la caméra.

Les risques et limites de l’assistance Tesla

Ce cas montre que, malgré le nom « Full Self-Driving », ces technologies ne sont que des aides à la conduite, et leur usage doit rester encadré. En Europe, notamment en France, le FSD n’est pas autorisé, et dans d’autres pays, il est strictement limité au niveau 2, sous la surveillance active du conducteur. La situation canadienne illustre que ces systèmes peuvent être détournés si le conducteur ne reste pas vigilant.

Au-delà de cette affaire, elle rappelle que ces technologies ne remplacent pas l’attention du conducteur. Elles permettent de faciliter certains trajets, mais nécessitent toujours une présence mentale et une surveillance constante. Dans le cas présent, la conductrice était clairement ailleurs, ce qui constitue un danger potentiel pour tous sur la route.

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