Leasing social 2026 à 100 € : un rêve ou une arnaque?

Leasing social 2026 à 100 € : un rêve ou une arnaque?

Leasing social 2026 : un prix d’appel à 100 € qui peut rapidement s’envoler

Le leasing social pour une voiture électrique neuve à 100 € par mois revient en 2026, destiné aux ménages modestes. Annoncé comme une solution accessible, il doit permettre à certains d’accéder à l’électrique sans apport initial. La nouvelle édition, lancée le 16 juillet, propose une sélection d’offres censée respecter cet engagement.

Mais derrière ce chiffre attractif, la réalité est souvent différente. Entre loyers de base, options, assurances, frais d’entretien, recharges et limites kilométriques, le coût total peut largement dépasser le prix affiché. La facture réelle peut même atteindre le double du montant initial.

Une offre limitée et des loyers qui peuvent atteindre 200 €

La version 2026 du leasing social a été modifiée par rapport aux éditions précédentes. Les règles ont été assouplies pour certains ménages : revenu fiscal de référence par part limité à 16 880 €, distance domicile-travail d’au moins 10 km ou plus de 8 000 km par an pour un usage professionnel. L’objectif reste de rendre l’électrique accessible, conformément à la promesse d’Emmanuel Macron d’une voiture électrique à 100 € par mois.

En pratique, cependant, le coût mensuel peut grimper jusqu’à 200 € hors assurance, selon les modèles. La gamme proposée est également plus restreinte : à partir du 16 juillet, seuls 20 modèles seront disponibles, contre 27 en 2025. La majorité de ces véhicules sont des citadines ou des SUV urbains, souvent trop petits pour une famille de quatre personnes. De plus, la limite de masse à 1 800 kg exclut certains modèles plus spacieux, réduisant encore l’aspect “social” de l’offre.

Des coûts supplémentaires qui font grimper la facture

Les loyers affichés sont généralement calculés sur la version la moins équipée, sans options ni peinture métallisée, et hors frais de mise en circulation. Auto Plus a recalculé le coût réel en ajoutant une peinture métallisée, un forfait de 450 € de frais de mise en circulation et la taxe d’immatriculation, sur une base de cheval fiscal à 54 €. Résultat : la dépense mensuelle peut augmenter de 16 à 40 €, soit jusqu’à +38 % par rapport au loyer de départ.

Par exemple, une Citroën ë-C3 dont le loyer est annoncé à 94 € passe à 129 € en tenant compte de tous ces frais. De même, une Opel Frontera e 44 kWh/113 voit son coût passer de 99 € à 134 € par mois. Ces écarts sont représentatifs de la majorité des véhicules, avec des hausses souvent comprises entre 20 et 35 %.

Les coûts additionnels : assurance, entretien et fin de contrat

Au-delà du loyer, plusieurs autres dépenses s’ajoutent. Si l’on souhaite une version mieux équipée, la mensualité peut rapidement dépasser 145 € par mois, avant même de considérer l’assurance ou l’usage quotidien. La différence peut être encore plus importante si l’on ajoute l’assurance, l’entretien et les recharges, qui peuvent faire grimper la facture totale de 43 à 85 %.

Pour une version plus équipée, comme la ë-C3 Plus, le coût total peut dépasser 220 € par mois. La promesse d’une voiture électrique à 100 € par mois est donc très éloignée de la réalité pour beaucoup de familles.

Les contraintes du contrat et le risque de coûts élevés

Le contrat limite le kilométrage à 45 000 km sur trois ans. Au-delà, chaque kilomètre supplémentaire peut coûter entre 0,20 et 0,50 €, ce qui peut rapidement faire grimper la facture. Il est donc conseillé de demander un devis précis, “tous frais compris”, en fonction de son usage réel, plutôt que de se fier uniquement au prix d’appel.

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