Radar piège près de Bordeaux : un concessionnaire sous les feux des projecteurs
Un concessionnaire automobile installé près de Bordeaux doit faire face à une vague d’amendes après une série de contraventions liées à un radar de chantier. Ce radar, placé sur la D1250 entre Pessac et Cestas, déclenche des amendes pour les véhicules qui y passent, y compris ceux de ses clients venus essayer des voitures.
Un radar qui piège les automobilistes
Depuis le début de l’année, le concessionnaire, Alexi Baldassari, reçoit environ cinq amendes par mois. Ces contraventions sont dues à un radar de chantier installé à la demande de Bordeaux Métropole, en raison de la réduction de vitesse sur cette voie. La limitation a été abaissée de 80 à 50 km/h dans le cadre de travaux, mais beaucoup d’automobilistes ont du mal à s’adapter à cette nouvelle règle.
Les clients qui empruntent cet axe pour venir essayer des véhicules se font régulièrement flasher. Le gérant explique qu’il n’avait jamais reçu de telles amendes auparavant, ce qui souligne la nouveauté de la situation.
Une procédure administrative complexe pour le concessionnaire
Chaque contravention envoyée à la société doit être transférée aux conducteurs concernés. Pour cela, le concessionnaire doit fournir un bon d’essai signé, attestant que c’est le client qui était au volant au moment de l’infraction. Cette procédure, obligatoire, est souvent longue et fastidieuse, ajoutant une charge administrative supplémentaire à l’entreprise.
Les clients, quant à eux, découvrent avec surprise leurs amendes. La majorité reconnaissent ne pas avoir fait attention à la limitation. Jusqu’à présent, aucun n’a refusé de payer. Le concessionnaire, lui, estime que cette limitation de vitesse n’est pas très intuitive et la trouve « assez osée » à instaurer sur une route aussi accessible et roulante.
