Radars ultra discrets en Espagne : la chasse à la vitesse devient invisible
Une nouvelle génération de radars très discrets
L’Espagne renforce le contrôle de la vitesse sur ses routes en déployant des radars innovants. Ces équipements, plus performants et moins visibles, ont pour objectif de surprendre les automobilistes et de mieux faire respecter les limitations de vitesse.
Des radars presque invisibles
Le nouvel arsenal de radars, appelé Velolaser, est si petit qu’il est difficile à repérer à 130 km/h. Ces dispositifs sont dissimulés derrière des glissières de sécurité, fixés à l’arrière de panneaux de signalisation, ou même placés dans les herbes hautes à l’aide de petits trépieds. Certains sont aussi installés sur les portières de véhicules banalisés.
Grâce à leur précision, ces radars peuvent capter la vitesse des véhicules à plus d’un kilomètre. Ils utilisent des faisceaux laser capables de prendre plusieurs mesures par seconde, ce qui permet de photographier la plaque d’immatriculation en haute définition, même si le conducteur ne voit pas le dispositif au moment du passage.
Les forces de l’ordre privilégient souvent les longues lignes droites pour déployer ces radars mobiles, là où les conducteurs ont tendance à accélérer. Faciles à transporter dans un simple sac à dos, ils sont déplacés régulièrement pour éviter que les applications comme Waze ne alertent les automobilistes.
Une surveillance aérienne accrue
Au-delà des radars terrestres, la surveillance aérienne joue un rôle clé dans le contrôle des routes en Espagne. La Direction Générale de la Circulation (DGT) dispose d’une quinzaine d’hélicoptères équipés de caméras puissantes. Volant à 700 mètres d’altitude, ils peuvent repérer et suivre des véhicules allant de 80 à 350 km/h, tout en conservant une image nette sur un kilomètre.
En complément, une quarantaine de drones, silencieux et télécommandés depuis le sol, patrouillent également dans le ciel. Volant à environ cent mètres de hauteur, ils peuvent atteindre 80 km/h avec une autonomie d’environ une heure. Leur équipement optique est aussi performant que celui des hélicoptères. La moitié de ces drones sont désormais autorisés à émettre des contraventions directement depuis le ciel, sans intervention humaine au sol.
Ce réseau de surveillance aérienne et terrestre opère en permanence, notamment avant les week-ends prolongés, pour dissuader les excès de vitesse et réguler le trafic. La stratégie vise à multiplier les dispositifs discrets pour mieux contrôler les conducteurs, même ceux qui tentent de les éviter.
