Airbags Takata : nouvelle réglementation pour retirer vite les vieux modèles dangereux
Le scandale des airbags Takata continue de faire parler de lui, malgré plusieurs années d’enquête. Le ministère des Transports vient de renforcer la réglementation pour accélérer le retrait des anciens modèles équipés de ces systèmes défectueux.
Une nouvelle réglementation pour les vieux modèles
Un arrêté publié le 15 juin 2026 cible spécifiquement les véhicules fabriqués avant septembre 1999. À cette époque, Takata utilisait un gaz appelé NADI 5-AT pour gonfler ses airbags lors d’un impact. Ce gaz, considéré comme dangereux, est à l’origine de nombreux incidents et inquiète fortement les autorités.
Les véhicules anciens, encore en circulation, ne faisaient jusqu’ici l’objet d’aucune interdiction. Mais cela va changer. D’ici au 31 août 2026, les constructeurs doivent présenter un plan d’action précis pour gérer ces airbags. Ils seront soumis à des contrôles approfondis, comprenant des analyses, des tests de combustion et des inspections visuelles. Les autorités exigent même que des stocks d’airbags démontés soient fournis pour des tests indépendants.
En cas de retard, une amende pouvant atteindre 100 000 euros par jour de retard pourrait être appliquée. Les premiers rapports devront être remis d’ici fin février 2027. Si des risques importants sont détectés, la liste des véhicules interdits de circulation pourrait s’élargir.
Contrôle technique renforcé et un cas inattendu
Le contrôle technique devient également un outil pour accélérer le retrait des véhicules concernés. Tout véhicule avec un airbag Takata défectueux et non réparé se verra automatiquement recalé. Le contrôleur pourra imposer une contre-visite et interdira la remise en circulation tant que la pièce n’aura pas été remplacée par un professionnel.
Dans ce contexte, la liste des constructeurs impliqués s’allonge. Jusqu’ici, Porsche semblait épargnée, mais elle figure désormais sur la liste. La marque allemande a utilisé des airbags contenant un produit desséchant, ce qui pourrait poser problème lors d’inspections futures. Le ministère de la Transition écologique surveille de près cette situation, et un rappel général pourrait être déclenché si un risque sérieux est détecté.
