Nouveau scandale d’airbags mortels

Nouveau scandale d’airbags mortels

Un nouveau scandale d’airbags aux États-Unis après Takata

Aux États-Unis, un nouveau problème concernant des airbags de remplacement suscite l’inquiétude. Depuis 2023, des airbags de la société chinoise Jilin Province Detiannuo Automobile Safety System Co Ltd, connue sous le nom de DTN, ont été impliqués dans 10 décès. Ces airbags, installés lors de réparations après un choc, sont accusés de provoquer des accidents graves, voire mortels.

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a lancé une enquête approfondie le 21 octobre 2025, sous la référence EA25005. Selon l’agence, environ 10 000 gonfleurs d’airbags fabriqués par DTN ont été introduits illégalement aux États-Unis pour remplacer ceux d’origine. Ces pièces ont été montées sur des véhicules comme la Chevrolet Malibu ou la Hyundai Sonata après des accidents.

Depuis le début de l’année 2023, ces airbags seraient liés à 12 accidents ayant causé 10 morts et 2 blessés graves. Le défaut principal concerne la rupture du gonfleur lors de la déflagration, ce qui peut projeter de gros fragments métalliques dans le corps des occupants. Ce phénomène rappelle le scandale Takata, où des airbags défectueux causaient également des blessures graves.

Le dernier incident connu concerne une Chevrolet Malibu de 2020, impliquée dans un accident dans le Mississippi. La majorité des cas concernent des véhicules d’occasion, souvent déclarés « salvage » ou « rebuilt », dont l’airbag d’origine a été remplacé hors des réseaux officiels, rendant leur traçabilité difficile.

Une enquête visant la vente illégale d’airbags à bas coût

Officiellement, la société DTN affirme ne pas vendre ses airbags aux États-Unis. Sur son site internet, elle précise que la commercialisation dans ce pays est interdite et qu’elle ne travaille pas avec ce marché. La société renvoie la responsabilité aux importateurs et ateliers qui se procurent des pièces à bas prix. Cependant, la NHTSA ne partage pas cette position et considère que toute personne important ou installant ces airbags met en danger les familles américaines.

Les autorités américaines collaborent avec le FBI et Homeland Security pour remonter les filières d’importation et d’installation de ces pièces non conformes. La première décision, rendue le 2 avril 2026, conclut à un défaut de sécurité et prévoit d’interdire définitivement la vente de ces gonfleurs. Une consultation publique est ouverte jusqu’au 17 avril 2026, permettant à l’entreprise chinoise de présenter sa défense.

Conseils pour les automobilistes face aux pièces non conformes

En attendant les décisions officielles, la NHTSA recommande aux propriétaires de véhicules d’occasion, surtout ceux ayant déjà subi un choc avec déploiement d’airbag, de faire vérifier que la pièce de remplacement est bien une référence constructeur certifiée. Il est essentiel de s’assurer que l’airbag installé n’est pas une pièce générique ou contrefaite, souvent difficile à tracer dans les bases de rappels.

  • Se renseigner sur l’historique d’accidents d’un véhicule d’occasion, notamment s’il vient du marché américain ;
  • Demander une preuve que la pièce de remplacement est une référence d’origine après un choc avec déclenchement d’airbag ;
  • Se méfier des réparations « pas chères » utilisant des airbags de remplacement génériques sans facture claire ou origine identifiable.

Alors que le scandale Takata touchait principalement des airbags montés d’origine, rappelés dans le monde entier, le problème avec DTN concerne des pièces circulant dans l’ombre, hors des circuits officiels. Le volume estimé est bien plus faible, mais la dangerosité est réelle, notamment dans le contexte des réparations low-cost et des véhicules lourdement accidentés remis en vente.

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