40 % des garages en infraction : un choc pour les automobilistes
Une majorité de garages en situation irrégulière
Les autorités françaises ont récemment inspecté de nombreux ateliers de réparation automobile. Le bilan est préoccupant : près de 40 % des garages contrôlés sont en infraction avec la réglementation en vigueur. En 2024, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a examiné 1 613 établissements spécialisés dans la réparation automobile. Sur ce total, 497 ont reçu des demandes de mise en conformité, plus de 580 avertissements ont été distribués, et 224 procès-verbaux ont été dressés, pouvant conduire à des poursuites judiciaires.
Une hausse alarmante des infractions
Le taux d’établissements en faute est passé de 30 % en 2022 à 40 % en 2025, ce qui suggère une dégradation de la profession. Les inspecteurs utilisent également les remontées des clients via la plateforme SignalConso pour cibler les garages problématiques. Ces consommateurs se plaignent souvent de l’absence de clarté sur les tarifs horaires, de frais cachés pour le diagnostic ou le gardiennage. La loi stipule pourtant que le client doit être informé précisément des coûts avant toute intervention. En 2025, plus de 10 000 plaintes ont été enregistrées sur SignalConso dans le domaine de l’entretien automobile, faisant de ce secteur l’un des plus litigieux pour les consommateurs français.
Contrôle numérique et activités illégales
Le contrôle s’étend également aux pièces d’occasion, souvent présentées comme une alternative économique et écologique. Pourtant, certains garages préfèrent dissimuler ou dénigrer ces pièces, évoquant des risques liés à leur réemploi. Des inspections ont révélé des cas où des ateliers facturaient le remplacement d’une pièce sans jamais l’avoir changée réellement. De plus, la mécanique clandestine progresse, notamment avec des pratiques interdites comme le défapage. Cela consiste à retirer le filtre à particules des moteurs diesel pour éviter son remplacement ou son nettoyage, ce qui augmente considérablement la pollution de l’air.
Les autorités ont compris que les réseaux sociaux sont devenus un terrain privilégié pour traquer ces activités illicites. Certaines personnes, notamment des influenceurs ou créateurs de contenu, encouragent ou banaliser la suppression des systèmes antipollution, ce qui a conduit à l’ouverture de plusieurs procédures administratives et pénales à leur encontre.
