2025 : la mortalité routière en France en forte hausse, un choc à ne pas ignorer

2025 : la mortalité routière en France en forte hausse, un choc à ne pas ignorer

Une hausse inquiétante du nombre de morts sur les routes en 2025

Les chiffres définitifs de la mortalité routière en 2025 viennent d’être publiés. Contrairement aux attentes d’une baisse, la tendance semble s’inverser. En 2025, 3 515 personnes ont perdu la vie sur l’ensemble du territoire français, y compris dans les départements d’outre-mer. Ce chiffre marque une augmentation de 2,4 % par rapport à 2024 et une légère hausse de 0,5 % par rapport à 2019, année de référence avant la pandémie. La situation est d’autant plus préoccupante que le nombre de blessés graves, estimé à 247 000, augmente de 4,9 %. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte où les habitudes de déplacement changent rapidement.

Les nouvelles mobilités et leur impact sur la sécurité

Les autorités ont longtemps vanté les bienfaits des modes de déplacement doux, comme la trottinette et le vélo, pour désengorger les villes. Cependant, ces moyens de transport présentent un risque accru lors des accidents, en raison de l’absence de carrosserie qui protège en cas de choc. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), les automobilistes en habitacle sécurisé représentent désormais moins de la moitié des victimes tuées en 2025, avec seulement 47 %. En revanche, ceux qui roulent sans protection, notamment les utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPm), enregistrent une hausse des décès. On compte 79 morts parmi ces usagers, soit 34 de plus en un an.

Les piétons et cyclistes sont également fortement touchés. Avec 503 piétons et 235 cyclistes morts, ces usagers vulnérables alimentent le triste bilan. En ce qui concerne les blessures graves, les cyclistes et les utilisateurs de trottinettes représentent 24 % de ces cas. De plus, ils constituent 36 % des victimes qui garderont des séquelles physiques un an après l’accident. La situation des deux-roues motorisés est encore plus alarmante : bien qu’ils représentent moins de 2 % du trafic, ils concentrent 21 % des morts, 31 % des blessés graves et 34 % des personnes amputées ou gravement blessées.

Une réalité contrastée entre routes urbaines et hors agglomération

Contrairement à l’image que l’on pourrait avoir, la majorité des accidents mortels se produisent en dehors des villes. En 2025, 60 % des décès ont été enregistrés sur des routes hors agglomération, soit 1 973 victimes. Ce chiffre augmente de 2,5 % par rapport à l’année précédente. L’autoroute, censée être la route la plus sûre, a connu une hausse spectaculaire de 8,4 %, avec 259 morts en 2025. En ville, le nombre de victimes reste presque stable, avec 1 031 morts, une hausse minime de un décès par rapport à 2024.

Une majorité d’hommes parmi les victimes

La route reste un lieu majoritairement dangereux pour les hommes. Sur les 3 263 morts recensés en métropole, 77 % sont des hommes, soit 2 523. Ce ratio ne varie pas depuis plusieurs années. La surmortalité est encore plus marquée chez les conducteurs de poids lourds (98 %) et les motards (93 %), secteurs où les femmes sont très rares. En revanche, pour les piétons, la proportion d’hommes tués est de 58 %, ce qui montre que la dangerosité concerne aussi les usagers vulnérables.

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