Excès de vitesse 2026 : les amendes, retraits de points et suspensions dévoilés
Les contraventions pour excès de vitesse varient fortement en fonction de l’ampleur du dépassement. Voici le barème en vigueur en 2026.
Rouler vite peut coûter très cher. En France, les excès de vitesse sont sanctionnés par des amendes, auxquelles peuvent s’ajouter des retraits de points et, dans les cas les plus graves, une suspension du permis de conduire.
Selon le barème de Service-Public, les sanctions varient en fonction de l’importance du dépassement et de la limitation de vitesse sur la route concernée.
Les excès de vitesse inférieurs à 50 km/h
Pour un excès inférieur à 5 km/h, l’amende forfaitaire est de 68 euros sur une route limitée à plus de 50 km/h et de 135 euros lorsque la limitation est inférieure ou égale à 50 km/h. Depuis le 1er janvier 2024, ces petits dépassements n’entraînent plus de retrait de point.
Pour un dépassement compris entre 5 et 19 km/h, les montants restent identiques mais le conducteur perd un point sur son permis de conduire.
Pour un dépassement compris entre 20 et 29 km/h, l’amende forfaitaire est de 135 euros avec un retrait de deux points.
Entre 30 et 39 km/h, le montant de l’amende reste de 135 euros mais trois points sont retirés.
Pour un dépassement compris entre 40 et 49 km/h, le conducteur s’expose à une amende de 135 euros et un retrait de quatre points.
A noter que pour les excès de vitesse compris entre 30 et 49 km/h, des sanctions supplémentaires peuvent s’appliquer comme une suspension du permis de conduire pouvant aller jusqu’à trois ans, une interdiction de conduire certains véhicules ou l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
Les excès d’au moins 50 km/h
Depuis le 29 décembre 2025, un excès de vitesse d’au moins 50 km/h au-dessus de la limite autorisée est considéré comme un délit, même lorsqu’il est commis pour la première fois.
Une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros peut être appliquée, minorée à 250 euros en cas de paiement rapide et majorée de 600 euros en cas de retard.
En cas de poursuite devant le tribunal correctionnel, le conducteur encourt jusqu’à 3 750 euros d’amende, trois mois d’emprisonnement ainsi qu’un retrait de six points sur son permis.
Des sanctions complémentaires peuvent être prononcées comme une suspension du permis de conduire pendant trois ans maximum, son annulation ou encore la confiscation du véhicule. Cette dernière est en principe obligatoire en cas de récidive sauf décision spécialement motivée du tribunal.
Pour les excès de vitesse d’au moins 50 km/h, le véhicule peut également être immobilisé et placé en fourrière.
