Il ne rend pas la voiture louée et sème la pagaille

Il ne rend pas la voiture louée et sème la pagaille

Un jeune homme ne rend pas la voiture qu’il a louée

En décembre 2025, un homme de 29 ans originaire du Jura loue une Volkswagen Golf à Dijon. Son contrat prévoit une utilisation de quelques jours, pour une somme d’environ 400 euros. Cependant, il prolonge cette période en multipliant les déplacements vers Besançon, Genève et Saint-Étienne, sans jamais rendre le véhicule.

Le jeune homme continue d’utiliser la voiture bien au-delà de la date prévue. La situation devient problématique lorsque l’agence de location ne parvient plus à le contacter. La Golf ne revient pas sur le parking de l’agence, malgré plusieurs tentatives de joindre le locataire. Pendant ce temps, il utilise toujours le véhicule pour ses déplacements, notamment dans le Doubs, en Suisse et dans la Loire.

Le tribunal de Lons-le-Saunier statue

Le 3 mars 2026, devant le tribunal de Lons-le-Saunier, le jeune homme est présenté en justice. Son comportement surprend : il refuse toute coopération. La représentante du ministère public souligne qu’il n’a pas été renvoyé pour défaut de confiance, mais pour abus de confiance. Il est reconnu coupable et condamné à quatre mois d’emprisonnement ferme.

Les risques juridiques en cas de non-rendu d’une voiture de location

Sur le plan juridique, une voiture louée ne peut pas être considérée comme volée si elle n’est pas rendue. La loi parle d’abus de confiance : le véhicule a été confié volontairement, mais son usage ou sa restitution ne respectent pas le contrat. Disparaître avec une voiture de location sans l’avoir rendue constitue un délit pouvant entraîner jusqu’à cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende.

Les sanctions varient selon les cas. Par exemple, une personne à Albi qui n’a pas rendu une Clio louée a été condamnée à 120 jours-amende de 15 euros, soit 1 800 euros, plus le remboursement de 3 000 euros de surcoût de location. Si le véhicule est simplement rendu tardivement, sans dissimulation ni volonté de le cacher, cela peut ne pas suffire à qualifier un abus de confiance. La conduite du locataire — coopération ou non — influence beaucoup la décision du juge.

Que faire si l’on souhaite prolonger une location ?

Pour éviter des soucis, il est conseillé de prévenir l’agence si l’on souhaite garder la voiture plus longtemps. Il faut demander une prolongation, faire valider l’accord et payer pour les jours supplémentaires. En cas de silence radio, les loueurs enchaînent les relances, puis déposent une plainte. Le véhicule peut être déclaré recherché, ce qui facilite une interpellation lors d’un contrôle routier. Les coûts peuvent rapidement grimper, entre la location supplémentaire, les dommages et intérêts, et les sanctions pénales.

Entre une simple extension de contrat, réglée rapidement, et une condamnation à plusieurs mois de prison, la différence se joue souvent en un appel téléphonique… ou pas.

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