Voitures électriques chinoises : des toilettes intégrées bientôt dans vos sièges
Un brevet pour des toilettes intégrées dans une voiture électrique chinoise
Le constructeur chinois Seres, connu notamment pour sa collaboration avec Huawei sur la marque premium Aito en Chine, a déposé un brevet pour des toilettes mobiles intégrées dans une voiture. Ce dispositif, dissimulé sous le siège conducteur ou passager, pourrait être activé de deux manières : manuellement en faisant coulisser l’assise ou par commande vocale en prononçant la phrase « activer la fonction toilettes ».
Ce brevet a rapidement fait le tour de la presse automobile. Au-delà de l’aspect amusant, il reflète une tendance plus large : la compétition pour offrir toujours plus d’équipements dans l’habitacle des voitures électriques chinoises. Parfois, cette course à la technologie pousse jusqu’à des solutions inattendues, voire absurdes.
Une technologie sophistiquée pour une fonction insolite
Selon le dossier de brevet, le système comprend un dispositif chauffant pour évaporer l’urine et déshydrater les déchets solides. Un conduit de ventilation évacue les odeurs à l’extérieur. Les résidus sont collectés dans un réservoir amovible, à vider périodiquement. Bien que cette technologie ne soit pas révolutionnaire, elle est conçue pour être efficace et fonctionnelle.
L’intégration sous le siège coulissant permet de ne pas encombrer l’espace intérieur de la voiture. Seres évoque une « optimisation de l’espace », une façon élégante de dire qu’ils ont réussi à intégrer des toilettes sans perturber le confort quotidien.
Une tendance à la recherche d’équipements innovants
Ce brevet illustre la dynamique des constructeurs chinois de véhicules électriques, où la compétition ne se limite pas à la performance ou à l’autonomie. Ces dernières années, ils ont misé sur la richesse, voire la surenchère, des équipements embarqués : karaoké, mini-réfrigérateur, sièges massants ou écrans géants. Pour certains, ces éléments deviennent des arguments de vente à part entière, parfois au détriment de critères plus traditionnels comme la conduite ou l’autonomie.
Pour l’instant, Seres n’a pas annoncé de modèle commercial équipé de ces toilettes. Le brevet pourrait rester une simple idée, mais sa simple existence témoigne de l’état d’esprit actuel : dans la lutte pour attirer les acheteurs de voitures électriques, certains constructeurs chinois explorent des territoires encore peu explorés par leurs concurrents occidentaux.
