Charente-Maritime : Permis suspendu d’office dès 2026 pour utilisation du téléphone au volant
Une nouvelle mesure dès le 1er mai 2026 en Charente-Maritime
Depuis plusieurs années, regarder son téléphone en conduisant peut coûter cher. La police peut déjà verbaliser et retirer le permis si un conducteur est surpris en train d’utiliser son smartphone. À partir du 1er mai 2026, la Charente-Maritime appliquera une nouvelle règle plus stricte.
Ce département deviendra le quatrième en France métropolitaine à instaurer une suspension immédiate du permis en cas d’usage du smartphone au volant. Les autres départements concernés sont les Landes, le Pas-de-Calais et le Lot-et-Garonne. Avec cette mesure, un simple réflexe numérique peut désormais entraîner la suspension du permis sans délai.
Les changements concrets à compter du 1er mai 2026
Actuellement, l’usage du téléphone au volant entraîne une amende de 135 € et le retrait de trois points. En Charente-Maritime, en plus, la police peut retirer immédiatement le permis si un conducteur est surpris en train de manipuler son téléphone en conduisant. Cette procédure s’appuie sur l’article L224-7 du Code de la route, qui permet une suspension administrative en cas de comportement dangereux.
La suspension peut durer jusqu’à six mois. Elle peut aussi être prolongée si d’autres infractions sont commises, comme un excès de vitesse ou la conduite en état d’ivresse. Le préfet de la Charente-Maritime a précisé que cette mesure vise à réduire le nombre de morts sur les routes, qui s’élève à 45 chaque année. Selon la préfecture, le téléphone a été impliqué dans 15 % des accidents mortels en 2025, soit sept décès sur quarante-cinq.
Ce qui est interdit ou toléré au volant
La nouvelle réglementation cible principalement l’utilisation active du smartphone : passer un appel en le tenant en main, lire ou envoyer des SMS, utiliser des applications ou consulter les réseaux sociaux. Ces comportements détournent les yeux de la route et augmentent le risque d’accident. Les écouteurs restent interdits. Chaque année, le téléphone reste à l’origine de nombreux accidents graves, multipliant par trois le risque d’accident, selon la police nationale.
En revanche, certaines pratiques restent autorisées si elles ne compromettent pas la sécurité. Regarder un GPS fixé sur un support ou utiliser le mode haut-parleur ou un kit mains libres pour un appel ne sont pas considérés comme des infractions. Cependant, taper un message à un feu rouge reste dangereux et peut entraîner la suspension du permis, puisque le conducteur est considéré comme « au volant ».
Les sanctions et nouvelles règles en France
Actuellement, quatre départements appliquent déjà la suspension immédiate du permis pour l’usage du téléphone, sans autre faute à relever. En Landes, en Lot-et-Garonne et en Charente-Maritime, cette suspension peut durer jusqu’à six mois. Dans le Pas-de-Calais, la durée maximale est de deux mois. Depuis le début de la mesure, près de 200 permis ont été suspendus dans les Landes, avec une baisse des infractions liées au téléphone.
Ces sanctions administratives s’ajoutent à l’amende classique de 135 € et au retrait de trois points. En Charente-Maritime, les conducteurs pris avec leur téléphone devront également verser une contribution citoyenne de 200 € à une association d’aide aux victimes de la route. Dans les autres départements, seule l’infraction classique s’applique sans suspension automatique du permis. Le ministère de l’Intérieur rappelle que ces mesures sont décidées par le préfet, en application de l’article L224-7 du Code de la route, et constituent une sanction administrative supplémentaire à l’infraction pénale.
