Chauffeur de poids lourd vole le péage et doit payer 11 700 € sur place
Un chauffeur de poids lourd a été arrêté à Belfort après avoir forcé à plusieurs reprises les barrières de péage pour éviter de payer. Face à une amende de 11 700 euros, il a finalement été contraint de régler cette somme sur place.
Une affaire révélée par la Gendarmerie
Le 22 mars 2026, vers 12h02, la Gendarmerie nationale a publié un message sur X (anciennement Twitter) pour annoncer l’interruption de cette fraude. Selon leur publication, le conducteur forçait les péages sans s’acquitter des montants. Les gendarmes sont intervenus pour stopper le véhicule, et l’homme a payé immédiatement la somme due, qui s’élève à 11 700 euros. Le message a été vu près de 175 000 fois, témoignant de l’intérêt suscité par cette histoire.
Une pratique courante, mais risquée
Ce type de fraude consiste souvent à passer outre le paiement en utilisant différentes techniques. La plus connue est le « cul-à-cul » : un véhicule reste collé au pare-chocs du précédent pour profiter de l’ouverture de la barrière et passer sans payer. D’autres méthodes consistent à heurter ou à dégonder la barrière pour s’introduire sur l’aire de péage. Toutes ces pratiques sont surveillées par des caméras, ce qui permet de tracer chaque passage.
Les montants impayés peuvent rapidement devenir très élevés. Certaines affaires récentes ont concerné des sommes dépassant 10 000 euros, avec des ardoises allant jusqu’à 28 500 euros pour plus de 200 passages frauduleux. Le cas de Belfort s’inscrit dans cette tendance de fraudes coûteuses qui peuvent avoir de graves conséquences financières.
Conséquences légales et financières
Selon l’article R419-1 du Code de la route, ne pas payer un péage constitue une contravention de 4e classe. La société d’autoroute peut alors envoyer un avis de paiement ou proposer une transaction. En cas de non-paiement, une amende forfaitaire majorée, pouvant atteindre 375 euros, peut être appliquée, sans effacer la somme due pour le péage.
Lorsque la fraude se répète, la loi prévoit des sanctions plus sévères. L’article L419-1 du Code de la route qualifie cette pratique d’ »élusion habituelle » du péage si plus de cinq infractions pour non-paiement ont été commises en moins de douze mois. Dans ce cas, cela relève d’un délit pouvant entraîner une amende allant jusqu’à 7 500 euros.
Dans le cas du chauffeur de Belfort, la Gendarmerie n’a pas précisé si une procédure de ce type avait été engagée, se contentant d’indiquer que le paiement immédiat de la somme était effectué.
