Volkswagen refuse de collaborer avec des entreprises chinoises en Europe
Volkswagen a affirmé qu’il ne souhaite pas collaborer avec des entreprises chinoises pour utiliser ses capacités de production en Allemagne ou en Europe. Lors d’une réunion avec ses salariés à Wolfsburg, le PDG Oliver Blume a été clair : la société ne négocie aucun accord de ce type.
Cette déclaration intervient dans un contexte de restructuration importante. Volkswagen a déjà supprimé environ 50 000 postes en Allemagne en trois ans et a réduit ses coûts de plus de 20 % dans plusieurs usines.
Une surcapacité persistante
Le principal problème évoqué par Oliver Blume est que le groupe produit encore plus de véhicules qu’il n’en vend. Selon lui, le marché européen ne retrouvera pas ses niveaux d’avant la pandémie de sitôt. Cette situation soulève une question difficile : que faire si la demande ne revient pas ?
La stratégie de Volkswagen consiste désormais à produire davantage là où ses voitures sont vendues, en se rapprochant des marchés locaux. Ce changement de cap est logique, mais il implique de repenser un modèle industriel construit sur des décennies d’exportation massif depuis l’Allemagne.
Par exemple, l’usine d’Osnabrück est en discussion pour être vendue à une entreprise du secteur de la défense. Cela éviterait une fermeture brutale, mais témoigne aussi des difficultés à trouver de nouveaux débouchés pour certains sites industriels.
La Chine, concurrente plus que partenaire
Volkswagen exclut également toute collaboration avec des constructeurs chinois dans ses usines européennes. La raison principale : l’intégration industrielle serait compliquée. Des marques comme BYD ou Chery préfèrent développer leur propre capacité de production ou s’installer dans des pays offrant des conditions avantageuses.
Accueillir un concurrent chinois dans ses ateliers serait paradoxal, surtout dans le secteur des véhicules électriques où la pression tarifaire en provenance d’Asie est déjà forte. Les syndicats, pour leur part, proposent de se concentrer sur l’amélioration des produits pour relancer les ventes, plutôt que de gérer une fuite d’emplois.
